Saranzia
Сила Духа
1.4 Style journalistique
Le style journalistique est un des styles les plus ouverts dans le système des styles fonctionnels de la langue. Il est ouvert aux éléments des styles scientifique et littéraire et aux moyens du langage courant ou familier, de même que certains moyens stylistiques (tropes) y trouvent leur expression. Son caractère ouvert s’explique avant tout par les facteurs extralinguistiques, dont le plus important est la diversité des sujets, sur lesquels le journaliste focalise son attention. Parmi les facteurs intralinguistiques qui contribuent au caractère ouvert, c’est surtout l’image de l’auteur qui sélectionne les moyens langagiers appartenant aux autres styles pour réaliser une tâche créative qu’il s’est posée.
Mais la particularité essentielle de ce style est « l’alternance de l’expressivité et du standard » (V. Kostomarov), conditionnée par la fonction de l’influence sur le destinataire et celle de la communication. Selon la prédominance soit de l’expressif soit du standard il est possible de distinguer les sous-stylesinformatif et publiciste. Chacun des sous-styles a sa propre structure des genres : le sous-style informatif comprend les genres informatifs (la brève - краткаяинформация ; le filet – заметка – entrefilet, notice, ; l’article, le compte rendu, le dossier) et élaborés (l’enquête, le reportage, l’interview) ; le sous-style publiciste englobe les genres de commentaire (l’éditorial-передоваястатья; редакционнаястатья; редакционный; издательский, le dessin d’actualité, la critique, la chronique, la tribune libre- свободнаятрибуна", мнениечитателя) et autres (l’écho, le billet-небольшаясатирическаяилиполемическаястатья, заметка, le courrier des lecteurs, le portrait, les marronniers- дежурнаястатьянатему, возобновляющуюсякаждыйгод, la rubrique des chiens écrasés-отделпроисшествий, скандальнаяхроника...).
Le sous-style publiciste dessert les relations politico-idéologiques, socio-économiques et culturelles, c’est pourquoi son importance a considérablement augmenté ces derniers temps. Le sous-style publiciste a ses particularités à lui : il dispose d’un vocabulaire spécifique qui a trait aux sujets de base des mass-médias ; il devient le berceau où se forment les concepts qui sont multipliés par les médias et qui s’ancrent ensuite dans la conscience de masse. Ce sous-style se caractérise par une appréciation déclarée ou cachée qui dépend du barème (échelle, degré, mesure) des valeurs de l’auteur ou de l’édition. C’est l’image de l’auteur créant une atmosphère définie d’information, qui est spécifique dans ce sous-style. C’est l’orientation moderne des médias sur la création, et non sur les stéréotypes, qui se révèle le plus distinctement dans le discours publiciste, ce qui s’atteint par les moyens du jeu de langue, par la création du contexte vertical à l’aide des citations et par l’ironie omniprésente.
La valorisation (l’évaluation/ l’appréciation) est un trait universel du style journalistique. Elle ne se limite pas au système lexical de ce style mais transperce tous les niveaux des textes journalistiques. La valorisation, en tant que facteur essentiel formant le style des matériaux journalistiques, commence à agir déjà à l’étape initiale de la création du texte. La valorisation se manifeste dans la sélection et la classification des faits et phénomènes de la réalité, dans leur description du point de vue déterminé, dans la corrélation (la proportion/ le rapport) des éléments positifs et négatifs, dans l’emploi des moyens linguistiques spécifiques. C’est cette information transformée que consomme le lecteur.
La valorisation peut être déclarée et cachée. Le trait distinctif de la journalistique moderne est devenu le refus à la propagande évidente. La propagande s’est substituée par une manipulation habilement voilée de la conscience de masse. Ce sont, en général, les éditions d’opposition qui abondent en exemples de la propagande déclarée.
Un des composants constants du sous-style publiciste est le barème des valeurs , qui se base sur l’opposition « le sien – étranger » . Le barème des valeurs est un des universaux qui joue un rôle principal dans le choix et la distribution des moyens évaluatifs dans les textes de la communication de masse. Elle aide le langage publiciste à établir les oppositions contenant les mots, proches par le sens mais nettement opposés par « l’impression stylistique » qu’ils évoquent. On pourrait citer, en guise d’exemple, un extrait d’un article de DimitriKochko, journaliste français d’origine russe : « Après le summit de G8 en Allemagne en juin 2007 et la proposition de Poutine de placer la DCM américaine à l’Azerbaїdjan, la position de Bush est toujours représentée par les verbes « a souligné, a expliqué », tandis que Poutine « affirme ». Un tel emploi des verbes qui ne supposent pas la même connotation, est systématique et permanent. L’idée en est d’établir une vérité éternelle, émise par les « bons gars », qui « soulignent » et « expliquent » leur position, et par les « affirmations » et « opinions » douteuses des étrangers, et même des Russes « méchants ». Ainsi, peu à peu, le lecteur acquiert un réflexe conditionnel de la division en bons et méchants, et s’installe la convenance politique qui est impossible à contester. »
Bien que l’article soit écrit en russe, l’idée du barème des valeurs est nettement visible dans la traduction.
Les sigles ne sont pas rares dans les textes journalistiques (UBM, BAT, SDR, SGJ, CCE), de même que les abréviations très répandues dans tous les domaines de la vie française, et la presse n’en est pas une exception. Aux mots du glossaire tels que «hebdo», « infos génés », « col », « inter », « redac’chef », « nécro », « édito » s’ajoutent les autres :
« ...le candidat Sarkozy s’est comporté en pro de la com et de la télé. – ...кандидатСаркозивёлсебякакпрофи СМИителевидения ». [7]
La langue de presse, étant le point de croisement de différents domaines de la vie moderne (sport, économie, politique, religion, armée, culture, mode), absorbe les unités lexicales – mots, groupes de mots, phraséologismes – et commence à les employer au sens figuré. Ce phénomène tellement répandu dans la langue de presse d’aujourd’hui offre à celle-ci plus d’originalité, d’expressivité, d’images non usées, mais ajoute aussi une connotation, une valorisation aux faits traités dans un article, par exemple :
« ...le réseau Internet portera le coup de grâce (благословение; благодать) à la presse d’information... » [11] ;
« ...Minc et Plenel ont mis en place une “stratégie du tiroir-caisse (выдвижнойящик-касса )” » [11] ;
« ...pour la première fois dans l’histoire du journal, la balle est dans le camp des actionnaires extérieurs » [8] ;
« ...chercheurs et universitaires ont peu à peu concédé aux brigadiers du spectacle le rôle d’arbitres des élégances intellectuelles » [4] ;
« Le roulement de tambour battu(сбарабаннымбоем, подгрохотбарабанов 2) быстро, недаваяопомниться) par “Le Monde” autour du livre d’Éric Maurin obéit à la même logique » [4] ;
« En 1990, lors de l’élection par la Société des rédacteurs (SDR) de son candidat à la direction du “Monde”, Daniel Vernetcoiffe sur le poteau (датьопередитьсебявпоследниймомент, насамомфинише... )Jean-Marie Colombani... » [8] ;
« ...ce genre d’amnésie sélective constitue un obstacle à la critique radicale des médias, sacrifiée sur l’autel (жертвенник; церк.престол; алтарь) des vanités individuelles » [4] ;
« Disposé à rejouer comédie-ballet du bourgeois gentilhomme, l’industriel de l’information se grime en aristocrate de la pensée » [4]
« ...la gestion du média par le marché ne serait pas un problème si la cloison entre le monde industriel et le monde journalistique était étanche... – …управление СМИ спомощьюрыночнойэкономикинебылобыпроблемой, еслибыперегородкамеждуиндустриальнымижурналистскиммирамибыланепроницаемой… » [12]
Telles sources comme la poésie et l’histoire fournissent aux journalistes de très belles images à diverses connotations (ironique, sarcastique, hyperbolique etc.) qu’ils ne peuvent s’empêcher d’évoquer dans leurs textes :
« Dans les années qui suivent l’échec de Daniel Vernet, le bateau ivre de la rue Falguièrepériclite, tant en interne (" Entre les partisans de l’infortuné Vernet et nous flottait une atmosphère de Saint-Barthélémy "), que sur le plan économique... » [8] ;
« Une perspective apparemment terrifiante pour l’ancien militant révolutionnaire que fut EdwyPlenel » [4] ;
les sous-titres de l’article consacré à la critique du Monde : « La République des copains », « Paris vaut bien une messe... » [4]
Vu leur caractère extrêmement valorisant, lorsqu’ils sont employés dans le texte publiciste, les argotismes, les termes du style bas, du registre populaire du langage forment une couche à part dans le langage journalistique :
« Tantôt ils draguent les médias d’influence pour acquérir à bon compte la notoriété... – Либоониразыскиваютвлиятельноемасс-медиа, чтобыбезтрудадобытьсебеимя… » [4]
« Les rapports entre journalistes et intellectuels : cul et chemise ? – Журнализмиинтеллигенция: неразлейвода ? » [4]
« ...Luc Le Chatelier, délégué syndical SNJ qui ajoute : “Morceau par morceau, tout fout le camp !” – …ЛюклеШателье, делегированныйпредставительпрофсоюзажурналистов, добавляет: “Почуть-чуть, вселетиткчертям!” » [11]
les aspects les plus critiqués dans l’ensemble de la presse écrite française sont, avant tout, la commercialisation de ce secteur, les liaisons entre journalistes et hommes politiques, le passage des médias de main en main. Mécontents de ces tendances, les journalistes libres et francs tâchent de montrer à tous le vrai visage de la presse de masse. On peut trouver dans leurs articles critiques un tas de métaphores à connotation péjorative et de comparaisons imagées, un bon nombre de périphrases et d’allusions évidentes et cachées. Cette multitude des figures stylistiques et leur valeur axiologique créent une attitude bien désagreable, négative envers la presse française. De nombreux exemples en temoignent :
« On dira : vous savez, c’est Jean Daniel, son immodestie est légendaire ! À ceci près que Laurent Joffrin - qui n’est pas Jean Daniel : l’un a fréquenté Nasser, Sartre et Camus, l’autre tutoieSarkozy - est tout aussi sensible aux flatteries que ses subordonnés lui servent. – Кто-нибудьскажет: знаете, этотЖанДаниэль, его “скромность” сталапритчейвоязыцех! С одним только исключением, что Лоран Жоффрен - который совсем не как Жан Даниэль: первый встречался с Насером, Сартром и Камю, а второй на “ты” с Саркози - так же падок на лесть, которой его окружают подчиненные ». [5]
« Maisindéniablement, lesecteurdelapresse écriteconnaîtunprocessusde“rentabilisations” ravageuses. – Однакопечатнаяпресса, бесспорно, переживаетсегодняпроцессопустошительногоповышениярентабельности ». [11]
« Silesystèmedominantactuel (marché politique) aacquisuntelpouvoir, c'estavanttoutparcequ'ilaréussi à fairemainbassesurlesmédias. – Современнаядоминирующаясистема (политическийрынок) приобрелатакуювласть, преждевсего, потому, чтоейудалосьзавладетьСМИ ». [12]
« En étant vendu à l'industrie, le milieu journalistique était évidemment plutôt content devant l'espoir d'être libéré du fardeau du politique. Il ne se doutait pas qu'il tombait sous un joug encore plus ravageur, celui de la perversion narcissique du marché. – Будучипроданнойиндустрии, журналистскаясредабыла, скорее, довольна, избавившисьотполитическойзависимости.Она, однако, не догадывалась, что попала под еще более разрушительное иго – иго развращающего самолюбования под воздействием рыночной экономики ». [12]
« Il existe encore des journalistes courageux, capables de mettre leur emploi et leur vie en danger au nom de la vérité. Seulement ces derniers ne donnent plus le la de leur profession. – Ещеможноотыскатьжурналистов-смельчаков, готовыхпожертвоватьсвоимместомижизньювоимяправды.Правда, онинезадаюттонсвоейпрофессии ». [12]
« Accepter d'un patron de médias quelques récompenses paraît inoffensif, sans grandes conséquences. Enréalité, celascellel'espritdanslebéton. – Принять от начальника СМИ какие-либо поощрения кажется делом безобидным, без серьезных последствий. На самом деле, это приводит к замуровыванию духа в непробиваемый бетон ». [12]
« Des journalistes étrangers mettaient eux aussi le doigt sur certaines aberrations hexagonales. Mais au lieu de profiter de ces moments de lueur pour faire une grande autocritique et rectifier le tir, le système se dépêchait au contraire de le faire oublier. A l'image de ces familles où serpente silencieusement un secret, chacun trouvait son compte à ne pas jeter de pavés dans la mare. Seulsquelqueshérossuicidairess'yrisquaient. – Иностранные журналисты также совершенно верно указывали на некоторые ошибки французской прессы. Но вместо того, чтобы воспользоваться этими моментами просветления, занявшись самокритикой, и подкорректировать тем самым свои действия, система, наоборот, старалась поскорей об этом забыть. По примеру тех семей, в которых таится секрет, всем было удобно не предавать огласке скандальные разоблачения. Лишь некоторые герои-самоубийцы пытались рискнуть ». [12]
« SionpouvaitmettreParisenbouteilleetsilesmédiasavaitobéi à leurvocations, ilsauraientpermis à lamondialisationd'êtreunbienpourleplusgrandnombre. – ЕслибыСМИдействовалисогласносвоемупредназначению – аПарижможнобылобызасунутьвбутылку, – онибыпомоглиглобализациистатьблагомдлянаибольшегочислалюдей ». [12]

6. Même avant la clôture officielle, les Etats généraux de la presse étaient déjà largement discutés et critiqués sur Internet. Nous présentons ci-dessous quelques exemples les plus éloquents de cette crititque :
« Sarkozy lance-t-il des “Etats placebo” de la presse ? – СаркозиоткрываетПсевдо-генеральныештатыпечатнойпрессы ? » [13]
« “Soit c'est un vrai lieu de débat où chacun apporte son opinion pour aboutir à de vraies avancées. Soit c'est totalement pipeau.” Dominique Pradalié considère que dans ce dernier cas, ce Grenelle n'aura qu'une conséquence sur la presse : “Le malade mourra guéri.” – “Либоэтонастоящееместодлядебатов, гдекаждыйвысказываетсвоемнение, чтобывконцеконцовпродвинутсявперед.Либо все это полная чушь”. Доминик Прадалье считает, что во втором случае эти переговоры приведут лишь к одному последствию для прессы: “Больной умрет здоровым” ». [13] [Les accords dits “de Grenelle” ont été négociés et conclus pendant Mai 1968 au siège du ministère du Travail français situé Hôtel du Châtelet (127, rue de Grenelle, Paris, 7e arrondissement). Par antonomase, un Grenelle désigne dans le langage médiatique – par facilité politique et journalistique – un débat multiparti réunissant des représentants du gouvernement et d'associations professionnelles et/ou d'ONG, portant sur un thème spécifique et visant à légiférer ou à prendre position.]
« ...ces Etats généraux [...] donnent, au final, l’impression de ne reposer que sur la réunion de conclaves de gens initiés. – … витоге, создетсявпечатление, чтоэтиГенеральныештаты [...] зиждятсялишьнасобранииконклавовпосвященных ». [14]

7. Les journalistes français créent souvent des images très colorées, développées, non sans ironie ou sarcasme.
« Le juriste new-yorkais [...] a recentré une nébuleuse de baronnies hétéroclites sur le métier de départ... – ЮристизНью-Йорка [..] перенаправилдеятельностьогромногоскопленияразнородныхиобширныхотделовнаихпрямуюобязанность… » [2]
« Le “sauveur” n’a pas l’habitude de se contenter d’un strapontin. – « “Спаситель”неимеетпривычкидовольствоватьсялишьвторостепеннойпозицией ». [2]
« ...les décisions [...] : réduction drastique de la pagination, dérive partisane et “people” ... – …решения […] : резкоесокращениеколичествастраниц, уходсторонниковиизвестныхлюдей… » [6]
« M. Mougeotte qui prône un décloisonnementquotidiеn et magazines… – ГосподинМужот, которыйвосхваляетустранениеграницмеждуежедневнымигазетамиииллюстрированнымижурналами…» [6]
« Mittérandavaitditquel’onavaitjeté sonhonneuraux“chiens”. – Миттеран сказал, что они [журналисты] набросились на его честь, как собаки ». [10]
« Lа volonté d’endécoudreaveclapresse… – Желание вступить в рукопашный бой с прессой… » [10]
« ...sesplusprochescollaborateursn’ontpasdemotsassezdurspourlesjournalistes, à l’imagedeRamaYadequin’hésitepas à parlerde“charognards”. – …его самым близким соратникам не хватает грубых слов для журналистов, наподобие Рама Йад, которая с уверенностью называет их “стервятники (подонки)” ». [10]
« Je me rappelle aussi que des rumeurs distillées par une certaine presse ont conduit au suicide de Pierre Bérégovoy. – Я такжепомню, чтослухи, распространённыенекимизданием, привеликсамоубийствуПьераБереговуа ». [10]
« NDLR: titrée “Le président qui fait pschitt”. – Прим.ред.: сзаголовком “Президентпренебрежительноотмахивается” ». [10]
« …le complot, la manipulation ou l’absence de discernement de citoyens décervelés par la télévision. – …заговор, манипуляцияилиотсутствиездравогосмыслаугражданспромытымителевидениеммозгами». [7]
« …qui présente le quotidien comme le “vaisseau amiral” du groupe... – …которыйпредставляетежедневнуюгазетукак“флагман”группы ». [6]
« Peu importe la lobotomisation des masses [...] du cinéma à la reflexionestampillée... – И комукакоеделодопромываниямозгов[...], начинаякинематографомизаканчиваямыслями-клише…» [1]
« …le terrorisme par ici, l’occident par là, la laїcitéen veux-tu en voilà j’en ai... – ...здесь – терроризм, там – Запад; светскость? Сколько-душе-угодно-хоть-отбавляй!» [1]

8. Dans les articles mentionnés nombre d’anglicismes étaient employés au sens direct comme au sens figuré : « news », « jouer le forcing – ускорятьтемп, игратьнаопережение», «ce cow-boy», « son imaginaire madein Hollywood – еговоображаемое “сделановГолливуде”» etc. Les anglicismes sont parfois employés avec une connotation ironique (comme dans l’exemple ci-dessous) : bien qu’il existe un mot équivalent français, l’auteur préfère employer un anglicisme pour mettre en relief ce mot, souligner son caractere axiologique, montrer les aspirations (parfois ridicules) des personnes en question à se vouloir importantes, à être à la mode.
« Mais l’activité de “La République des idées” ne se limite pas à la publication d’ouvrages co-édités par Le Seuil. C’estaussiunthinktanksocial-libéral… – Но деятельность “Республики идей” не ограничивается выпуском научных работ, издаваемых в сотрудничестве с ЛеСёй. Это также и научно-исследовательский институт с социально-либеральными идеями… » [4] (Le mot un think tank est mis en italique dans l’article même.)
« La revente des actifs et la cession des filiales insuffisamment rentables génèrent du cash quand les titres profitables sont conservés. – Перепродажаактивовизакрытиенедостаточнорентабельныхфилиаловприносятналичныйдоход, втовремякакприбыльльныебрендысохраняются ». [11]
Outre les moyens purement linguistiques à valeur axiologique, il existe un groupe à part, propre seulement à l’écrit, capable de transmettre une attitude subjective de l’auteur. Ce sont les moyens typographiques, dont la presse se sert amplement. La typographie peut être neutre, s'effaçant en quelque sorte derrière le texte, mais elle peut être aussi originale et attirer l'attention du lecteur sur le texte ou la portion de texte qu'elle affecte. D’où il s’ensuit que le journaliste, à l’aide des moyens typographiques divers (parenthèses, guillemets, souligne, italique, caractère gras, majuscules, alinéas) met en relief les mots et les phrases appelés à rendre le texte plus lisible, plus attrayant, plus variable, même plus provocant – soit à faire de sorte que le texte (ou bien son auteur ou bien ses idées) soit ancré dans la mémoire du lecteur. Dans leurs articles critiques, truffés de mots courants et familiers à une connotation dévalorisante, les journalistes utilisent très habilement ce moyen de la mise en relief pour renforcer l’effet produit par le texte.
En ce qui concerne l’emploi des moyens typographiques, les journalistes recourent à ce moyen de la mise en relief très souvent, parce que dans l’écrit c’est le seul moyen (outre l’image) d’attirer l’attention du lecteur, lorsqu’il feuillette un journal ou surfe sur Internet. Les critiques ne font pas exception de cette règle, ils en abusent même plus que les autres:
« Flatté d’être fréquemment invité aux séminaires de la République des idées où ses hôtes le laissent jouer au penseur en présence d’Importants, EdwyPlenel... – Польщенныйтем, чтоегочастоприглашаютнасеминарыРеспубликиидей, гдеегохозяевадаютемусыгратьвмыслителявприсутствииСильныхмирасего, ЭдвиПлэнель…» [4] (la Majuscule)
« En déférant aux sommations à comparaître dans les médias, sous couvert de participer aux “débats” privilégiés par les médias, chercheurs et universitaires... – Уступаятребованиямпоявитьсяв СМИ подвидомучастияв“дебатах”, превозносимых СМИ, исследователиипреподавателиуниверситетеов… » [4] (les guillemets ironiques)
« De même qu’ils abandonnent aux journaux d’influence le soin de consacrer à leur gré les auteurs complaisants et autres “bons clients”. – Также, какониоставляютвлиятельнымжурналамзаботуувековечиватьнасвоеусмотрениеугодливыхавторовидругих“хорошихклиентов”. » [4] (les guillemets et l’italique)
Le titre « UN (EX) PROCHE DE COLOMBANI TEMOIGNE. – (Бывший) другКоломбаниделаетзаявление ». [8] (les parenthèses et l’italique)